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L’acceptation du changement passe par la justice organisationnelle.

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La perception de la justice est fondée sur 3 volets principaux :

1 – la justice distributive : (travaux de Steneir 2003)

Elle découle du principe d’équité, c’est la perception d’un équilibre entre contribution et rétribution, c'est-à-dire que la personne doit trouver que ce qu’elle donne correspond à ce qu’elle reçoit. Il y a une notion de proportionnalité.

Les éléments pris en compte sont :

·       Les référents. Ils peuvent être les collègues ou les informations captées dans les médias

·       L’environnement. Ce peut être le bureau mis à disposition.

·       Les salaires (voir les fluctuations de sentiment de justice en fonction des montants…)

Il faut bien garder à l’esprit que les personnes qui ont le sentiment d’avoir été « surcompensés » ne tiennent pas longtemps leur augmentation de performance, tandis que les « sous compensés » gardent longtemps la diminution de leur performance….

2 – la justice procédurale :

Issue des travaux de Felder 1977.

C’est ce qu’on appelle « l’effet de voix », c'est-à-dire que la décision de changement est perçue comme plus juste lorsqu’on a demandé l’avis de ceux à qui elle va s’appliquer.

Le sentiment de justice procédurale doit répondre aux critères suivants :

·       Cohérence d’application pour la personne et dans le temps

·       Le changement ne doit pas être dû à des préjugés ou à des biais personnels (la vengeance par exemple)

·       Exactitude des informations. Cela suppose aussi l’exhaustivité, l’omission volontaire est aussi considérée comme du mensonge.

·       Flexibilité des décisions en fonction des nouvelles donnes

·       Prise en compte de tous les critères considérés comme pertinents (ex : qualités requises pour un manager dans la nomination sur un nouveau poste)

·       La décision doit être en accord avec l’éthique

Si un ou plusieurs de ces critères viennent à manquer cela produira donc un sentiment d’injustice qui sera une entrave à l’acceptation du changement…

3 – la justice interactionnelle :

Deux éléments favorisent ce sentiment de justice

·       La sensibilité sociale, c'est-à-dire le sentiment d’être considéré et respecté

·       La fiabilité des informations données sur les décisions prises, c'est-à-dire, dire pourquoi et comment une décision a été prise.L’acceptation du changement passe par la justice organisationnelle.


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